Historique des villages de Bourecq et Ecquedecques

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Bourecq - Cahier des actes non-filiatifs 1646-1750

Les registres paroissiaux de Bourecq d'avant 1750 ont été détruits lors de l'occupation
de la mairie par les forces allemandes en 1940.

Il ne reste qu'un cahier manuscript d'avant guerre, contenant trois listes d'actes pour les bâptêmes,
mariages et sépultures, commençant en 1646, en ordre chronologique, mais sans filiation.

Bourecq - Travaux de recherches de Mme Edit Josset


Village de Bourecq

Commune de Bourecq

Petite histoire du village de Bourecq (Insee 62162)

Le site a été parcouru ou même sans doute habité à l'époque gallo-romaine, comme l'a attesté la découverte d'une pièce de monnaie (un antoninien) près de l'église.

En 831, une petite communauté de dix chanoines, relevant de l'abbaye de Saint-Riquier, y était installée et disposait d'une petite bibliothèque ainsi que de divers objets liturgiques d'une certaine valeur, dont par exemple un « scyphus » (gobelet) en argent et une dalmatique.

Bourecq avait pour dépendances deux domaines et leur église respective, Thiennes et Nedon. Celle-ci disparut probablement dès la fin du IXe siècle ou au IXe siècle.

Au Moyen Âge, un souterrain (qui existerait toujours, et qui partirait d'une armoire à double fond, encastrée dans le mur du château) aurait été creusé pour relier le manoir aux églises d'Ham-en-Artois et de Thérouanne, et aussi au château de Créminil à Estrée-Blanche[réf. nécessaire].

Au XIIIe siècle, le château appartenait aux Malaunoy. En 1204, le seigneur de Malanoi, Hugo de Malo-Alneto, fut l'un des garants au nom du roi de France de l'observation de la capitulation de Rouen et, cinq ans plus tard (en 1209), jura à Philippe Auguste de l'aider contre toute personne, sauf la dame de Lillers et le comte de Flandres.

En 1520, cet important château de Malannoy appartenait à Charles de Croy, comte de Chimay, parrain de Charles Quint. Il fut détruit en 1543 par l'armée du duc de Vendôme.

La seigneurie de Bourecq passe après le décès de Jean d'Isque, écuyer, à son neveu, Jean Lesquevistre, qui en « paie relief » à l'évêque de Thérouanne en janvier 1548.

Au centre du village, près de l'église, le manoir féodal, fortifié au XVIe siècle, fut agrandi et aménagé pour l'une des maîtresses d'Henri IV..

François Perrochel, évêque de Boulogne-sur-Mer (de 1643 à 1675), après sa visite de la paroisse, refusa l'invitation du châtelain malgré l'orage menaçant, ce qui fut l'occasion d'une anecdote de plus à propos de ce dignitaire estimé de l'Église.

Le Duc de Marlborough, général des armées de la coalition anglaise lors de la Guerre de Succession d'Espagne contre la France, y séjourna quelques jours.


Histoire

Historique des villages de Bourecq et Ecquedecques


BOURECQ

BOURECQ s'appela aussi Bouraich, et Beureck en Régale. Ce village est ancien: il dépendait de la Régale de Thérouanne.

Après la destruction de la ville de Thérouanne, et la partition du diocèse en trois, Bourecq appartint au diocèse Boulogne avec Ecquedecques pour annexe. On le trouve dans le Pouillé du diocès de Boulogne de la fin du XVIIe siècle, sous la doyenneté de Auchy au Bois.

Voici quelques documents recueillis sur Bourecq, en 1839, par le curé du village envoyé à l'évêque d'Arras, Monseigneur de la Tour d'Auvergne.

- Bourecq a toujours eu pour patron Saint Riquier, abbé et de temps immémorial succursale, avec Ecquedecques pour annexe.
- Pendant la Révolution cependant, Bourecq fut chef-lieu de district des paroisses de Ham, Ecquedecques et Lespesses.
- L'étendue du territoire est de quatre cents hectares environ, et sa population de cinq cents vingt habitants.
- L'intérieur de l'église fut délabré pendant la Révolution, on y fit même du salpêtre.
- Le choeur actuel est de temps immémorial, la voute basse et massive indique son ancienneté; la nef fut construite en 1728.
- Les reliques, placées sur l'autel, nous ont été donnée par Votre Grandeur, il y a deux ans, et sont de Saint Venant et de Saint Riquier, patron de la paroisse invoqué fréquemment par les pélerins qui viennent du Bas Pays pour implore la protection du Saint pour les maladies des enfants: une assez grande quantité de guérisons s'en suivent, d'après les rapports qui m'ont été faits.
- Bourecq était du diocèse de Boulogne, avant la Révolution

ECQUEDECQUES

ECQUEDECQUES a toujours été, de temps immémorial, annexe de Bourecq, et avant la Révolution, il y avait un vicaire dépendant du curé de la succursale; le patron a toujours été aussi Saint Omer.

Cette église avait alors quatre hectares, quatre vingt seize ares de terres, en vertu d'une donation faite, en 1667, par Dame Marie MAES, veuve d'Adrien LENOIR, et par Liévin MAES, bourgeois de la ville d'Aire.
Cette donation eut lieu en vertu du testament de Maitre François MAES, frère et oncle des susdits donateurs, et prêtre et vicaire de la Collégiale de Saint Pierre, à Aire; l'étendue du territoire est de deux cents cinquante sept hectares, quarante sept ares environ, et sa population de trois cent cinquante habitants.

L'église a conserv( deux mesures de terres provenant de la susdite donation, le bâtiment de l'église, quant à l'extérieur, est en assez bon état, sauf le clocher qui est en bois, fort bas et qui tombe en ruine.
- Elle fut construite en 1536, et 1821, la commune, de concert avec la fabrique, y fit ajouter un bout de dix mètre carrés. parce qu'elle se trouvoit insuffisante pour la population.
- Les reliques, placées sur l'autel, nous furent données, par Votre Grandeur, il y a deux ans, et sont de Sainte Marie-Magdeleine, pénitente, et de Saint-Omer, patron de l'église,
- Ecquedecques était du diocèse de Bouloge avant la Révolution.



Quelques notes de Mr. PARENTY, confirment et complètent ces renseignements:
- Bourecq, patron Saint-Riquier; population, 520; étendue 400 hectares.
- Le choeur de l'église, dont la voute est basse et massive, parait être d'une haute antiquité, mais la nef fut construite en 1728.
- Tout le batiment souffrit beaucoup pendant la Révolution, car on s'en servit pour faire du salpêtre; les habitants le restaurèrent depuis, et il se trouve dans un bon état de conservation.
- Monseigneur l'Evêque d'Arras a envoyé, depuis peu, à Bourecq, une relique du patron et une autre de Saint-Venant; on vient, des cantons voisins vénérer celle de Saint Riquier, pour les maladies des enfants.

- Bourecq appartenait, avant la Révolution au diocèse de Boulogne, ayant Ecquedecques pour secours. L'évêque de Saint-Omer y nommait.


- Ecquedecques, patron Saint-Omer, population 350, étendue: 257 hectares.
- L'église était, avant la Révolution comme aujourd'hui, annexée à celle de Bourecq.
- Elle fut bâtie en 1536; devenue trop petite pour la population, on l'augmenta de dix mètres, en 1821.
- François MAES, vicaire de la Collégiale d'Aire, donna, en 1667, environ dix mesures de terres, dont deux mesures furent conservées et servent encore l'entretien de l'église.
- Monseigneur l'évêque d'Arras lui a donné, depuis peu d'années une relique du patron et une autre de Sainte Marie-Madeleine.
- Ecquedecques: 70 feux, à un quart d'heure de Bourecq, près de la Nave, une partie de ce village, qui se nomme "Lahaie", et où sont douze maisons, depend de Lillers.
- L'église est un ancien secours de Bourecq, pour patron Saint-Omer; elle a un clocher et une cloche, un cimetière bien clos. La maison vicariale n'est pas vendue.


Des recherches de Mr. COQUELET

- BOURECQ: Commune de 100 feux, sur la router Royale de Béthune à Aire et sur le ruisseau de la Nave, à trois quarts d'heures de Norrent, et autant de Lillers.
- Le château de Melanois et quelques maisons sont à une demi-heure de l'église, vers le marais qui est tourbeux.
- Il y a avait anciennement un château-fort près de l'église, dont les restes sont à usage de ferme.
- L'église qui est de l'ancien diocèse de Boulogne, est sous le vocable de Saint Riquier, elle est vieille mais encore bonne, elle a clocher et cloche.

- Dans l'angle du cimetière est la maison vicariale qui sert d'école, elle ne fut pas vendue comme le presbytère.
- Il y avait une chapelle bénéficiale au château de Melanois, qui est vendu.

La chapelle de Notre Dame de Calfordal:

Pour la chapelle dite de de Notre Dame de Calfordal, et qui était jointe au choeur de l'église, elle n'existe plus depuis longtemps; mais on voit encore les foundations. Il s'y trouvait une entré sur le choeur, et c'est par là, et dans cette chapelle que le Seigneur DE CALFORT, assistait aux offices.

On ne sait plus rien de ce qui constituait le bénéfice de Calfort, seulement on se rappelle avoir vu une inscription ainsi conçue au-dessus de la chapelle de la Sainte-Vierge dans la nef. "Ici, autel du bénéfice de Calfort"

- Mr. SALIGOT, nommé curé de Bourecq, vers 1750, a fait plâtrer une status de Madame de CALFORT, d'une assez grande dimension, et qui se trouvait dans l'arcade de l'entrée de la chapelle dans le choeur de l'église: je n'ai pas pu savoir l'époque précise, et dans laquelle cette status a été recouverte, mais cela eut lieu plusieurs années avant la révolution.

- Il est possible que l'évêque de Saint-Omer en nommait le titulaire: on m'a assuré qu'il était décimateur, et qu'il avait sur Bourecq, un carreau de dîmes.

- Quant à ce qui regarde l'administration spirituelle de Ecquedecques, on ne croit pas non plus, que le titulaire de Calfort, en ait été jamais chargé, Ecquedecques ayant toujours eu un vicaire sous la dépendance du curé de Bourecq.


La Chapelle de Mallanoy

Pour ce qui regarde la chapelle castrale de Mallanoy, le Seigneur du lieu en nommait le titulaire. Cette chapelle d'une assez vaste dimension et très bien ornée, se trouvait dans l'intérieur du château.

Le dernier titulaire a été Maitre TOFFART, chanoine de Lillers, qui y allait dire la messe chaque dimanche et deux fois la semaine; il y avait pour ce bénéfice cinq mesures moins un quart de terres, et dont jouissait par lui-même le bénéfice. Cette chapelle fut dévastée le même jour que l'église de Bourecq, et actuellement on n'en voit même plus la place.


Extrait des manuscripts du Père Ignace:

BOURECQ - Chapelle de CAFFORT -- en 1379, Jeanne TROUILLART, demoiselle de CAFFORT, fonda la paroisse de Bourech, deux chapellenies que la diminution des revenus fit réduire à une. Le chapelain acquitte trois messes par semaine.

Pour doter ces chapelles, elle démembra d'un fief qu'elle avait dans le terroir de Lens, relevant de la chatellenie de Lens, une partie des redevances et la donna à ces deux chapelles.
Le Rois Charles V autorisa cette fondation, par lettres d'amortissement du 3 Mai 1379, attendu que ce prince conservait la souveraineté sur l'Artois.

Par actes plus solemnels du 30 juillet et du 3 mai de la même année, Marguerite DE FRANCE, comtesse d'Artois, dame suzeraine du fief de CAFFORT, et Jean DE RÉCOURT, qui comme chatelain de Lens, en était le Seigneur dominant immédiat, approuvèrent ce démembrement et cette donation. L'évêque de Thérouanne approuva aussi cette libéralité.

Ferdinand SALADIN, curé de La Madeleine, à Arras, était titulaire de la Chapelle de CAFFORT, en 1745 (Extrait d'un mémoire imprimé, additions aux mémoires du Père Ignace, Tome VII, folio 564 et suivant)

Jeanne DE CAFFORT (nom tiré d'un fief de ce nom au territoire de Lens), fonda en 1379, une chapelle dans l'église paroissiale de Bourecq, diocèse d'Arras, près Lillers, entre cette ville et l'abbaye de Ham. On lui donna le nom de Notre-Dame de Caffort, à cause qu'elle fut mise sous le titre de la Sainte-Vierge à charge

(Page 232) - de trois messes par semaine. Le revenu de ce bénéfice fut fixé sur les biens et fiefs que la fondatrice possédait sur la seigneurie de Caffort; cette chapelle fut amortie le 2 Septembre de la même année 1379, par Jean DE RECOURT, écuyer, châtelain de Lens.(Mémoire du Père Ignace. Tome VI, page 392)

Ferdinand SALADIN, natif de La Bassée, cumulait ce bénéfice avec la cure de La Madeleine, à Arras, au commencement et jusqu'au vers le milieu du XVIIIe siècle. Il résigna sa cure, en 1747, à Langlart, son neveu, natif de Saint-Omer. Ce SALADIN avait été secrétaire du vicariat de Saint-Vaast (Mémoire du Père Ignace, Tome VI, page 427)

Village du diocèse de Boulogne en Artois, baillage de Lillers, doyenné d'Auchy au Bois, quelques manuscrits écrivent "Bouroi". La cure est la collation de l'évêque de Saint-Omer, elle a pour secours Ecquedecques (Receuils. Tome IV, folio 69)


Les Châteaux de Bourecq

BOURECQ -- Il y eut un chateau près de l'église, ce qui en reste est à usage de ferme. Il y eut aussi dans le voisinage un château nommé Melannoi ou Melantoi.

Un capitaine français s'y étant enfermé avec peu de monde en 1481, arrêta pendant trois jours l'armée ennemie commandée par l'Archiduc Maximilien en personne, et il ne se rendit qu'à condition d'avoir la vie sauve. Mais Maximilien, irrité de sa résistance, le fit pendre. Louis XI l'ayant appris, fit pendre devant ce château sept prisonniers qu'il avait faits, et d'autres devant d'autres places. (Note de PODEVIN, sous-prefet de Béthune)


Le Château de MALANOY, commune de BOURECQ

Cet immense château, entouré d'eau, dont il reste encore une vieille tour et quelques fragments d'anciennes fondations, était autrefois une fortresse très importante, entre Béthune et Aire; elle était flanquée de douze tours, et soutint plusieurs assaults.

En 1710, le fameux Duc de Marlborough, dont le nom est devenu si trivialement populaire, y passa quelques jours avec son quartier général, à l'époque du siège d'Aire. En différents temps et surtout sous Louis XI, dix à douze hauts et puissants seigneurs y furent pendus ou décapités.

Henri IV donna ce château, et une très riche appendance et dépendance à un fils de la Belle Gabrielle D'Estrées, Duchesse de Beaufort. Cette famille en jouit jusqu'à ce que la Convention l'eut déclaré propriété nationale. Le père du propriétaire actuel l'avait acheté en troisième main, et avant l'indemnité, il fit légitimer son acquisition en donnant une somme convenable à une Dame de BEAUFFORT, alors en Belgique. (Août 1843)

Carte de Cassini

Photos Anciennes

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